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Prof. Dr. Mumbere Kikoli (debout) et C.T. Mumbere Mbasa(assis)

Prof. Dr. Mumbere Kikoli (debout) et C.T. Mumbere Mbasa(assis)

« La protection de l’environnement contribue à réduire la pauvreté alors que sa destruction la renforce à tout prix ». Le Chef de Travaux (C.T.) Mumbere Mbasa a ainsi déclaré en développant le thème « Environnement et pauvreté en République Démocratique du Congo : regard critique ». Les populations pauvres tentent d’utiliser les éléments de l’environnement pour résoudre les besoins sociaux de base, a-t-il poursuivi. La recherche du bois, du gibier, des pâturages et des terres arables occasionnent la destruction de l’environnement alors qu’ils ne constituent que des gains éphémères a dit l’orateur du jour.  Ils renfoncent ainsi la pauvreté, la malnutrition, les maladies. Le C.T Mumbere a invité la population à la préservation de l’environnement et le gouvernement congolais à intégrer la protection de l’environnement dans sa politique de lutte contre la pauvreté. Le Professeur Mumbere Kikoli, doyen de la faculté de Santé et Développement communautaires a pour sa part, reconnu que la pauvreté est une réalité dans plusieurs de nos familles.

C’est ainsi que certaines femmes enceintes accèdent difficilement aux soins et ne parviennent même pas à  atteindre les 7 consultations prénatale requises  et les examens para-médicaux nécessaires si bien que la vie de la mère et du fœtus en danger. Prof. Mumbere a recommandé d’adhérer aux mutuels de santé comme moyen de pallier à la situation.

L’assistant Olivier Byaruhanga s’est focalisé sur une étude de faisabilité qu’il avait menée en milieu rural de Kirotshe concernant l’implantation d’une mutuelle de santé à base communautaire. Il en a profité pour inviter la population de ce milieu à adhérer à des mutuelles de santé comme moyen d’accéder aux soins et de lutter contre la pauvreté.

Quant à l’assistant Chadrack Kakule Thasi de la même faculté, il a sensibilisé les participants à l’appropriation de la permaculture et de l’agro écologie. Ces  techniques culturales fondées sur l’utilisation des engrais naturels ou biofertilisant garantissent les produits agricoles de qualité, dans le respect de l’équilibre écologique, social, économique et culturel. Thasi a encouragé à planter les arbres en guise de protection de la nature car « celui qui plante un arbre vaut mieux que celui qui ne fait rien », a t-il souligné.

Le Volcanologue Kasereka Mahinda a montré par des schémas que  le Volcan Nyiragongo demeure actif et continue à bouillonner dans son cratère. Cependant, il ne présente pas de danger pour la population de Goma actuellement. La plus part de ses fissures sont tournées dans le cratère. Il a appelé la population à vaquer normalement à ses activités en évitant une peur qui entraînerait l’inactivisme appauvrissant.

Notons que ces interventions ont survenu à l’occasion de la journée scientifique à la faculté de Santé et développement communautaires de l’ULPGL-Goma, organisée en mai 2016 au Campus Moise. La  journée a connu la participation des autorités politico-administratives,  plusieurs scientifiques  ainsi que des étudiants de l’ULPGL et des institutions universitaires sœurs de la ville de Goma.

 Dieudonné Bakenga.

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