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L’annonce de la nouvelle faculté de médecine.

C’est évident, la faculté de médecine ouvre ses portes à l’ULPGL en octobre 2014. Le Pr. Dr Kambale Karafuli, recteur de l’ULPGL a rassuré lors d’un point de presse qu’il a co-animé avec Pr. Dr Edmond Ntabe Namegabe, médecin de formation et doyen de la faculté de médecine en question, le 27 août 2014. C’était dans le but d’annoncer la nouvelle au public devant les hommes de médias.


Dans une profonde conviction, le recteur a déclaré : « L’ULPGL veut organiser une faculté de médecine qui apporte des innovations par rapport aux progrès technologiques ».

Il a informé que le projet date de 1991, à l’époque du Pr. Dr Léonard Masu-Ga-Rugamika, recteur honoraire, actuellement conseiller du chef de l’état pour les questions socio-culturelles, mais il n’a pu commencer suite aux troubles dus au génocide au Rwanda et aux guerres à répétition dans la sous-région des grands lacs.
Dix ans plus tard, a renchéri le recteur, le prof. Dr Pathé Diallo, ancien ministre de la santé de la Guinée Conakry et directeur du centre médical et conseil en santé de Kipé, à Conakry, a été envoyé par l’organisation mondiale de la santé pour une étude de faisabilité au courant de laquelle il a contacté plusieurs partenaires de santé à Goma outre qu’il était déjà échangé avec le ministre de l’enseignement supérieur et universitaire à Kinshasa. A l’issue, il a publié un rapport positif pour l’ouverture de la faculté de médecine à l’ULPGL.
Parlant du profil du médecin que l’ULPGL veut mettre à la disposition de la population, le recteur a été clair sachant que son université se retrouve devant un défi à relever. La province enregistre un pléthore de médecins généralistes et une insuffisance des médecins spécialistes dans les centres urbains. Par contre, les milieux ruraux sont confrontés à une carence généralisée de médecins. A l’absence des soins de qualité, les malades se rendent à l’étranger pour les y chercher.
Le produit que l’ULPGL veut former doit répondre aux qualifications du « médecin à cinq étoiles » selon de l’organisation mondiale de la santé. Il doit être dispensateur des soins individuels, décideur, communicateur, responsable communautaire, gestionnaire financier et gestionnaire-animateur du réseau. L’ULPGL veut former des médecins chercheur- innovateurs qui combinent la médecine curative et préventive et imbus des valeurs éthiques, a renchéri le recteur. Il a évoqué le cas de la télémédecine utilisée dans le traitement du diabète comme exemple d’innovation qui fait la fierté.
A la question des moyens pour réussir ce pari, Dr Ntabe Namegabe Edmond a été très précis. L’ULPGL compte sur un laboratoire d’anatomie et physiologie et de chimie existant qui continuera à s’équiper progressivement. Le partenariat signé avec trois des meilleurs hôpitaux de Goma (les hôpitaux Heal Africa, Kyeshero de la Communauté des églises de pentecôte en Afrique centrale et Bethesda de la communauté baptiste au centre de l’Afrique et le laboratoire provincial de référence AMI-LABO) reconnus pour leur qualité de services à la communauté, serviront de cliniques universitaires. Trente-quatre professeurs attitrés disponibles dans les universités partenaires de la République Démocratique du Congo, de l’Afrique, de l’Europe, de l’Asie, de l’Amérique du Nord et de l’Australie, s’ajoutent à ceux du domaine qui sont permanents à l’ULPGL.
Par ailleurs, l’ULPGL a choisi une stratégie très particulière qui consiste pour les étudiants à suivre les cours théoriques dans les auditoires et immédiatement après, ils s’appliquent sur place dans les laboratoires. Un projet de la création des départements au sein de la faculté est en cours. Au premier cycle, on envisage la création du département de physiologie d’anatomie et de biochimie. La bibliothèque de l’ULPGL est disponible et contient un bon nombre d’ouvrages de médecine. Un container de 12 tonnes d’ouvrages, don de la fondation BEBUC (bourse d’excellence Bringmann pour les universités congolaises) a quitté l’Allemagne pour l’ULPGL, le 13 Août 2014.
Le candidat à inscrire doit détenir un diplôme d’état et en plus réaliser 60% dans les cours à caractère scientifique dans ses bulletins de 5è et 6è années secondaires. Le recrutement ne se fera qu’en première année de graduat afin de former progressivement des médecins sûrs et imbus des valeurs de l’ULPGL.
Le point de presse a eu lieu dans la grande salle de la faculté des sciences et technologies appliquées au campus Salomon. Il a connu une forte participation des autorités politico-administratives provinciales du Nord-Kivu, des médecins responsables de centres hospitaliers et hôpitaux de Goma, des professeurs médecins australiens en séjour à Heal Africa et des membres du personnel académique, scientifique, administratif et ouvrier de l’ULPGL.
Dieudonné Bakenga Akilimali

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